Le marquis de Sade. (M
Année 1740. 281
Que la duchesse de Villars Fasse la dévote à outrance, Ou que, lassée des papelards.
Du prieur * elle prenne la lance ;
Que la grande et forte Tallard Devienne prude gouvernante, Qu'on la voie redoubler d'art Pour tirer suc d'humaine plante;
Que la maigre et pâle Gontaut
Soit toujours bonne autant que saine,
Que la folle Châtellerault
En coule à ses amants dans l'aine ;
Que la médisante BoufHers Avec figure ratatine Tourne des cerveaux à l'envers Et garde son humeur taquine.
Que la princesse de Conti Adore toujours son idole, Et que la petite Mailly De son amant n'ait pas l'obole 2; Ah ! le voilà ! ah ! le voici, Celui qui en est sans souci.