CAPITAINES. VAISSEAUX. NOTES
Sainval l'aînée. Le Talent, a une su- La meilleure actrice actuelle, perbe batterie. vigoureuse et dans le genre
de M"e Dumesnil.
Sainval cadette. Le Sensible, bâtiment Cette actrice a de l'âme, mais peu durable. de faibles moyens.
Doligny. Le Séduisant, vais- Actrice qui a plu longtemps,
seau à réformer. sans qu'on sache trop pour-
quoi et sans moyens.
Fanier. Le Prétendant, vais- Actrice très affétée dans son
seau qui a besoin jeu et surtout dans sa toi-
d'un fréquent cal- lette.
fatage.
« Du 14 septembre. — On mande que les escadres sont en présence par un assez beau temps et en fort bon état... Le Duras, capitaine Vestris, a donné chasse dès les premiers jours au Talent, capitaine Sainval l'aînée ; comme le premier avait le vent en poupe, et que ce dernier était mal approvisionné de munitions de guerre, il a été obligé de gagner le large. On ne croit pas qu'il rentre jamais dans le port et tout ce qu'on désire c'est qu'il puisse gagner quelque port neutre où il ne peut manquer d'être très bien reçu.
« Cette division a gagné la ville ; le peuple tient pour l'escadre blanche ; mais le garde-magasin des vivres et des munitions de guerre, qui est dominé par le capitaine Vestris, lui envoie sans cesse des munitions et des rafraîchissements ; il est même parvenu à faire protéger son escadre par le canon du fort, ce qui fait craindre que l'escadre blanche ne soit obligée de se rendre sans pouvoir en venir aux prises, ou de déserter pour aller servir les puissances voisines. »
Clair ambault-Maurep as.
D'un diable en fureur c'est, le jeu.
On frémit, elle est redoutable
Comme un con..., comme un connétable1.
Luzzy obtient avec raison Les éloges les plus sincères; Elle rend tous les caractères, On l'applaudit à l'unisson.
Mais où Luzzy est précieuse, C'est en eu..., c'est en curieuse.
Fanier, que chante maint auteur, Inspire ce qu'ils disent d'elle ; Toujours vive et toujours nouvelle, De leur verve excite l'ardeur; Et, pour augmenter leur flamme, Elle fou..., elle fournit l'âme.
Doligny, bravant les amours, Plaît sans avoir fait parler d'elle; Son cœur est pur, son âme est belle, Elle se rit des vains discours, En réduisant le cœur des femmes, Ebranlant, ébranlant leurs âmes2.
i. « J'ai vu jouer MUcs Sainval et MmcVestris. Les deux premières pleuraient un peu trop constamment, mais elles me semblaient, surtout la cadette, plus tragédiennes que M"1C Vestris, qui, toute belle qu'elle était, n'a jamais obtenu de grands succès, si ce n'est dans le rôle de Gabrielle de Vergy, où l'effet qu'elle produisait au dernier acte était léchirant. » (Souvenirs de Mme Vigie-Lebrun.) 2. On la dit tiibade. (M.)
Année ij-q. 229
Préville eut d'abord du malheur,
Mais on la connut à l'usage,
Et le public qui l'encourage
Claqua, dans le Dissipateur,
Ce sein jadis s p.ein de charmes
Et si mou..., si mouillé de larmes1.
Il reste Bellecour et Drouin,
Dont le théâtre est bientôt quitte ;
Toujours déchirant le mérite,
Le public les connut enfin :
Il fut dégoûté de l'usage
De leur corn..., de leur commérage.
'Mole, Suin, ne croyez pas Mériter qu'ici l'on vous chante, Avec Dugazon l'insolente Rampez dans le rang le plus bas.
Qu'avec Hus vous alliez, en outre, Vous alliez... alliez, vous faire f