ELOGE DU DUC D'ORLÉANS
Tous les ans, quand vient la moisson, A fêter Louis on s'apprête.
Monseigneur, que cette saison Est bien faite pour votre fête !
Quand l'humanité s'applaudit Des faveurs que Cérès dispense, C'est l'instant où la raison dit Qu'on doit fêter la bienfaisance.
Né proche de la majesté, Par votre sang on vous honore, Vous avez de plus la bonté; On vous chérit, on vous adore.
Ce n'est point la voix du flatteur Qui, par intérêt, vous encense; C'est le pur langage du cœur Et la voix de toute la France.
Vivez, prince, vivez longtemps ; C'est un vœu public et sincère :
Nous sommes de tendres enfants,
1. Ces couplets fuient composés, dans une fête donnée au Raincy, par une très aimable et très jolie femme de la société de Mme de Montesson. (M.)
Année ij<$o. 257
Qui, tous, le formons pour un père.
Quel prix pour nous ont vos faveurs !
Nos bouches ne peuvent le dire ; Le sentiment presse nos cœurs, Sur nos lèvres la voix expire.