‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 4)Chapitre 5 sur 121 · PANEGYRIQUE DE LOUIS XVI · texte numérisé non relu

PANEGYRIQUE DE LOUIS XVI

A ce roi né pour l'exemple Et le bonheur des Français, Peuples, élevez un temple Et gravez-y ses bienfaits;

i. Les macq (M.)

Année IJJ-I. 5

Puisse en être la prêtresse Et lui porter tous nos vœux, Cette charmante princesse Qui le rend lui-même heureux1.

Il est clément, il est juste2, Il est sage autant que bon ; Il a les vertus d'Auguste, Lorsqu'il en quitte le nom 3 ; Mais ce titre à la romaine

i. « La nature avait formé Marie-Antoinette pour être assise sur un trône. Une taille majestueuse, une beauté noble, une manière de porter sa tête difficile à dépeindre, inspiraient le respect. Ses traits, sans être réguliers, avaient, ce qui vaut mieux, un agrément infini. La blancheur de son teint les embellissait et donnait à son visage un éclat éblouissant. Les manières les plus séduisantes ajoutaient encore à tant de charmes ; et, dans cette première fleur de sa jeunesse, l'élégance et la vivacité de ses mouvements, la franche et naïve expression d'un bon cœur et d'un esprit naturel avaient de quoi plaire particulièrement aux Français d'alors. Elle charma son époux, le Roi, et sa famille, la cour et la ville, les grands et le peuple, tous les sexes et tous les âges. » {Mémoires de Weber.)

2. «De la manière dont parlait tout le monde, on ne pouvait que concevoir les plus douces espérances sur le gouvernement du jeune monarque qui paraissait avoir les meilleures intentions, se proposant d'embrasser les plus sûrs moyens de réparer tous les maux faits sous le règne de son prédécesseur par trop de mollesse et trop de condescendance. Il voulait, assurait-on, être surnommé Louis le Sévère ; il ne restait plus qu'à désirer que sa sévérité pût être toujours guidée par la justice. » {Journal de Hardy)

Page 1