LA CHAMBRE DES VACATIONS
Allons tous voir, aux Augustins,
Cette chambre nouvelle, Ouvrage des ministres calotins
Qui perdent la cervelle.
Ils veulent nous faire sentir du Roi
La puissance suprême.
Mais anéantissant la loi
Que devient le diadème?
Crois-nous, notre ami d'Argenson-, Ton erreur est extrême ;
1. On avait excepté de l'exil les conseillers de la Grand'chambre, avec la pensée qu'ils seraient plus dociles aux ordres de la cour ; mais comme ils persistaient à s'occuper des querelles religieuses, ils furent relégués à Pontoise.« On prit alors le parti, au temps des vacances du Parlement, de laisser la Grand'chambre rentrer d'elle-même dans l'inaction et pour y suppléer d'établir à Paris une chambre des vacations composée de conseillers d'Etat et de maîtres des requêtes. Elle tint ses séances aux Grands-Augjistins, et passa tout le temps de son existence à lutter contre les juridictions inférieures et surtout contre le Châtelet, qui ne voulaient pas la reconnaître. » [Vie privée de Louis XV.)
2. « Tout le monde, observe Barbier, crie contre M. d'Argenson, comme ayant été dans le conseil du Roi l'auteur des lettres de cachet, contre l'avis de M. de Machault. » Et le marquis d'Argenson confirme cette obser-