‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 127 sur 205 · VII. ao · texte numérisé non relu

VII. ao

230 Clair ainbault-Alaur epas.

L'on rit de ta commission Ainsi que de toi-même.

Jadis ton père en Parlement Vint faire triste figure ;

Crains qu'il ne t'en arrive autant C'est ce dont on t'assure.

Du fier auteur de Montfaucon ^ N'oublie point l'aventure,

Eût-il cru qu'à ce même canton Il serait de parure.

Tout ministre doit de son roi Soutenir la puissance;

Mais c'est en respectant la loi Et les droits de la France.

vation. •« Des Parlementaires, dit-il, m'apprennent avec douleur que l'irritation du Parlement est montée au dernier degré contre mon frère ; qu'on l'y accuse des maux du royaume et des traitements injustes que le Parlement essuie de la part du monarque. »

I. D'après l'opinion commune, Enguerrand de Marigny avait fait élever le gibet de Montfaucon, où il fut pendu le 30 avril 1314. Mais c'était là une tradition erronée : les fourches patibulaires existaient longtemps aAant lui.

Année Ij53. 23

EPIGRAMMES DIVERSES

SUR M. DK BEAl^MONT

Sain r Christophe, de taille et gigantesque et forte,

Portait autrefois Jésus-Christ^; Mais ce Christophe-ci, qui pour un rien s'aigrit, Ne veut ni le porter ni souffrir qu'on le porte.

Oui, pour nous sauver tous, monseigneur de Beaumont"

Vous vous donnez pour Dieu du mal comme un démon,

Et pour la sacrée bulle endurez mille gênes.

Mais aussi j'espérons pour ces maux, pour ces peines,

Que Rome en un beau jour vous canonisera,

Et je voudrions déjà vous voir mort pour cela.

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