‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 130 sur 205 · L'OPINION DE JEAN-JACQUES · texte numérisé non relu

L'OPINION DE JEAN-JACQUES

Les Lullis et les Rameaux Sont des esprits opaques, Des ignorants et des sots ; Ainsi l'a dit en deux mots

Jean-Jacques,

Jean-Jacques.

De notre Hélicon les eaux Ne sont que des cloaques, Nos cygnes que des crapauds; Ainsi l'a dit en deux mots

I. Jean-Jacques Rousseau avait publié, au moit de décembre 1753 j sa fameuse Lettre sur la musique française j qui passionna les esprits et fit oublier un moment les querelles religieuses. « Il y a, notait le marquis d'Argenson, grand bruit contre Jean-Jacques Rousseau, prétendu philosophe genevois, pour une brochure qu'il a publiée contre la musique française, en prétendant qu'elle n'existait pas, et qu'il était à souhaiter qu'il n'y en eût jamais. On

236 C lairambault-Maurepas.

Aux beaux-arts bien à crédit, Peuple français, tu vaques; Tout succès t'est interdit, En deux mots ainsi l'a dit

Des deux Rousseaux, dont jamais

L'un n'aura fait ses Pâques,

Quel est le grand désormais.

Ce n'est plus Jean * tout court, mais

Jean-Jacques,

Jean-Jacques.

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