‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 15 sur 205 · Le Dauphin. (M · texte numérisé non relu

Le Dauphin. (M

2. « Le 7 de ce mois (août), le Roi est tombé malade à Metz. Il a eu la fièvre qu'on a d'abord regardée comme

fièvre d'accident et de fatigue Cette fièvre est devenue

fièvre maligne, infiniment dangereuse; du ii jusqujau 14 il a été à toute extrémité et plus de cinq heures sans parole et sans connaissance. La nuit du 14, il arriva un courrier portant la nouvelle que le Roi avait reçu tous les

Vil. ^ ^

26 Cl air amb au 1 1- AI au repas.

La douleur fut universelle.

Chacun s'écria plein d'effroi :

Grand Dieu ! sauvez notre bon Roi.

L'épouXj dans l'ardeur qui l'enflamme, Répétait en bon citoyen :

Je vous abandonne mon bien, Seigneur, prenez aussi ma femme ; Mais il criait avec effroi :

Non moins que lui, sa femme tendre Ayant le cœur tout consterné :

L'époux que vous m'avez donné, Seigneur, vous pouvez le reprendre ; Mais, criait-elle avec effroi :

Le nouvelliste qui ne songe Qu'au Roi, qu'à son cruel destin.

Et sur l'Escaut, et sur le Rhin Ne débitait aucun mensonge ; Mais il criait avec effroi :

Le blanc et le noir^ que rassemble Un même vœu dans un couvent.

sacrements et ordre à la Reine, à M. le Dauphin et à Mesdames de partir sur-le-champ pour Metz auprès du Roi qui avait demandé à les voir. Cette nouvelle a mis Paris dans une consternation et une alarme qu'on ne peut exprimer, » {Journ. de Barbier.) I, Les moines. (M.)

Année 1^44. 27

Qui se chamaillent si souvent, Se réunissaient tous ensemble, Pour s'écrier avec effroi :

Suppôts de Quesnel et d'Ignace •, Vous fûtes d'accord, cette fois, Et l'on vous vit unir vos voix Pour demander la même grâce ; Tous ils criaient avec effroi :

L'Académie, alors très sage, Ne fit aucun brillant discours; Son éloquence de nos jours N'éclata jamais davantage, Qu'en s'écriant avec effroi :

De ses passions favorites.

On suspendit les mouvements :

Rabon- oublia ses amants Et Maupertuis^ ses satellites, Pour s'écrier avec effroi :

Mon médecin (chose incroyable) Me quitta par dévotion; Et tant qu'il fut en oraison,

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