‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 16 sur 205 · LA CONVALESCENCE DU ROP · texte numérisé non relu

LA CONVALESCENCE DU ROP

Manon, essuyons nos pleurs, Recouvrons toute notre joie, Car le Roi se porte mieux,

1. « Depuis lundi 17, tous les jours, matin et soir, la poste a été remplie et investie de monde ; les commis ne savaient à qui répondre ; il est arrivé des courriers tous les soirs qui ont dit que le Roi allait mieux, et pour satisfaire l'ardeur des habitants de Paris, on a pris le parti de faire des bulletins affichés en plusieurs endroits de la cour de la poste et m.ême aux portes des ministres. On peut dire que le Roi n'aura jamais une occasion plus marquée et plus éclatante de l'amour et de l'attachement de son peuple. » {Jotirn. de Barbier^

2. « On a chanté à Notre-Dame un Te Deum pour le rétablissement de la santé du Roi. Il y aeu un feu d'artifice, tiré à la Grève, fait par des artificiers italiens, qui a été assez beau par la variété. Toutes les rues de Paris ont été

Année i'j44'

C'est le ciel qui nous le renvoie ;

S'il était mort, quel chagrin !

Ma foi, j'étions tous orphelins. —

Francœur, ce que tu me dis Chasse ma frayeur mortelle : Au grand Dieu du Paradis

J'devons une belle chandelle ; Je ne pouvais plus parler.

Tout cela me faisait trembler.

Grand Roi ! que tu nous es cher !

Que tu nous as causé d'alarmes !

Mon homme a le cœur de fer :

Mais cette fois j'ons vu ses larmes ;

Et pendant que Louis souffrait, Jusqu'à nos enfants tout pleurait.

Changeons nos cris en chansons, Et notre douleur en noce :

illuminées avec magnificence ; il y a quantité de simples particuliers qui se sont distingués par une dépense considérable, indépendamment des hôtels des princes, seigneurs et gens attachés à la cour, qui ont été illuminés avec des charpentes ou placages et lustres faits exprès, le tout garni de lampions.

Sur le pont Neuf, dans les places publiques et plusieurs endroits, il y avait deux pièces de vin que l'on distribuait avec des cervelas et des pains, et devant chaque distribution de vin il y avait une charpente de gradins pour cinq ou six musiciens qui jouaient des instruments. » {Journ. de Bar hier.)

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