‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et indexChapitre 185 sur 205 · VII · texte numérisé non relu

VII

338 Clairamhault-AIaurepas.

La Ruette, Vont nous guérir de l'ariette.

Je vois déjà mettre Clairval, Au moins à côté de Grandval, C'est un acteur inimitable.

Dont le public est entiché ; Bientôt cet amant déhanché Va nous paraître détestable.

La Deschamps,

La Neisselle, Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

On est excédé de Rochard * ; Les grimaces de la Favart

acteurs de la nouvelle scène : « Nous trouvons dans Rochard un chanteur agréable ; il a de la propreté, du goût, il joue quelques rôles passablement. La Ruette répare à force d'art la nature la plus ingrate ; c'est un musicien consommé. On désirerait encore entendre Clairval sur le théâtre de l'Opéra-Comique ; son filet de voix se perd sur celui des Italiens ; on en voit assez pour regretter qu'il ne puisse faire davantage. Le robuste Audinot rend au naturel la grossièreté des mœurs du peuple J/"'*= Favart

est médiocre, elle a la voix raaigie, manque de noblesse ei substitue la finesse à la naïveté, les grâces à l'enjouement, enfin l'art à la nature... On devrait s'applaudir de l'acquisition de J/"" Neissel, si sa voix voilée suffisait au lieu oii elle chante. Elle a des grâces, du naturel, du goût, du sentiment, mais ses sons trop affaiblis, quand ils parviennent à l'oreille, ne produisent plus qu'une demi-sensation. »

I. Homme de rien qui ayant fait fortune devint entrepreneur de rOpéra-Comique. (M.)

Année 7762. 339

Sur la scène ne font plus rire.

Messieurs ^ animez les talents, Mais à juger soyez plus lents.

On ne vous entendra plus dire :

Quelle actrice !

Tout est vogue, tout est caprice.

De ce mélange original On peut, sans en juger trop mal, Vous faire aujourd'hui l'analyse.

Écoutez, messieurs, la voici :

C'est un composé de Corby, De quatre ducs et de Bélise.

A. cela, la la.

Que veut-on que l'on dise ?

C'est le règne de la sottise.

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