Justine-Benoite Duronceray, épouse d^ Favart
340 C l air ambault- Ala u repas.
Se joignit à son confesseur ^ :
Faisons, dit-elle, ensemble Quelque ouvrage d'esprit -, Et l'abbé le lui fit.
Il cherche en son génie De quoi la contenter ; Il l'avait court pour inventer :
Prenant un joli conte Que Marmontel ourdit, Dessus il s'étendit.
On prétend qu'un troisième Au travail concourut :
C'est Favart ^ qui les secourut.
I. Claude-Henri de .Fuzée, abbé de Voisenon, membre de l'Académie française, non moins connu par ses œuvres badines que par sa liaison avec le ménage Favart. « L'abbé de Voisenon est un des hommes les plus aimables qu'on puisse rencontrer.... Alternativement Hbertin et dévot, mais toujours aimable, il a passé sa vie entre son confesseur, le P. Saint-Jean, jésuite, et M'"« Favart, et il a fait avec remords beaucoup d'ouvrages remplis de sottises. Cette faiblesse et cette vacillation d'organes qui l'empêchent d'avoir un avis et surtout de suivre ses résolutions, lui donnent aussi cette légèreté d'esprit, cette foule de saillies et d'épig^ammes peu recommandables dans les ouvrages, mais très séduisante dans la conversation. Il a passé sa vie à être mourant d'un asthme et à se rétablir un instant après. » (Correspondance littéraire,)
2. La comédie à'Annette et Lubiu, en un acte et en vers, mêlée d'ariettes, de vaudevilles et de divertissements, fut donnée sur le Théâtre-Italien, transformé, le 15 février.