Charles-Simon Favart, acteur et auteur dramatique
Année 1^62. 341
En chose de sa femme C'est bien le droit du jeu Que l'époux entre un peu.
Fraîcheur, naturel, grâce, Tendre simplicité, Tout cela fut du conte ôté ; On mit des gaudrioles, De l'esprit à foison, Tant qu'il fut assez long.
A juger dans les règles, La pièce ne vaut rien *, Et cependant elle prend bien.
(1710-1792), fournit plus de soixante pièces au répertoire de rOpéra-Comique et du Théâtre-Italien.
I. C'était aussi l'opinion de Grimm : « La Comédie-Italienne, écrit-il, a donné une petite comédie intitulée Annette et Lubin, mêlée d'ariettes et de vaudevilles parodiés, c'est-à-dire de tous les accompagnements d'un faux et mauvais goût... Elle est faite d'après le conte de Marraontel qui porte le même titre et qui est peut-être le meilleur de son recueil. Vous ne trouverez déjà que trop d'esprit dans le conte qui devrait être un chef-d'œuvre de naïveté et de simplicité, mais c'est bien pis dans la comédie, où la pointe épigrammatique vous blesse à chaque instant... Lorsqu'on voit triompher le genre faux et^bsurde qui fait le succès ^Annette et Lubiti, on reste affligé et humilié et l'on croit que le génie et le goût vont disparaître parmi nous. Cette petite comédie, qui aura pour notre honte peut-être, cinquante représentations, est de Mme Favart et C'«. M. l'abbé de Voisenon est un des premiers associés de cette compagnie si riche en tournures, épigrammes et pointes. » {Correspondance littéraire.)
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Lubin ^ est sûr de plaire ; On dit qu'Annette aussi En tire un bon parti.
Mais si la vaine gloire Des auteurs s'emparait, Le public sot les nommerait, Monsieur Favart, sa femme.
Et brochant sur le tout, Avec eux l'abbé fou.
D'ESTREES EN ALLEMAGNE^
Je suis un pauvre maréchal Et je redeviens général.
Depuis que Broglie en son village Est renvoyé par Pompadour; Mais si j'abandonne la cour,