DES FILLES DE JOIE
Pleurez , malheureuses grisettes.
Pleurez, gibier de maltô tiers, Ou bien chantez : Adieu , paniers !
Car pour vous vendanges sont faites.
Avant la juste décadence.
De tous ces riches partisans, Combien aviez- vous de présents.
Habits, bijoux, en abondance !
Mais depuis que leur sort fatal A renversé votre fortune.
Où irez-vous ? A Thôpital , Ou bien raccrocher à la brune/.
I. On trouve dans les Mémoires de la Calotte une face» tie en prose qui a pour titre : Maîtresses de toute qualité à louer (ly 16) et dont le préambule peut servir de commentaire à la chanson : « Voici la morte-saison des grisettes; la déroute des maltôtiers en laisse une infinité sans condition ; toutes en cherchent ; elles sont prêtes à se donner au plus offrant et dernier enchérisseur; je vais vous désigner .leur rang et marquer feur valeur, afin que vous puissiez vous pourvoir selon votre désir ou selon vos forces. »
36 Clairambault-Maurepas,