‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 148 sur 155 · L'abbé d'Auvergne. (M · texte numérisé non relu

L'abbé d'Auvergne. (M

312 Clairambault^Maurepas.

Je reste au dernier rang.

De Castre et Caumartin^ n'a-t-on pas mis en place, D'£strées et Massillon ^ Et les autres paillards, De notre même classe ?

Si de la prélature.

Tu étais honoré, Tu lui ferais injure, A dit le nouveau-né.

Retire-toi d'ici, avec ta mine sèche, Tu fais peur à Tânon, Le bœuf se sauvera.

Fais Gille et te dépêche.

— Changeons donc de système, Faisons-nous circoncir, Renonçons au baptême, Ainsi qu'à l'avenir; Du Grand Turc ottoman, je serai le pontife, Au temple de Manon, Je serai le prélat F.... des bénéfices '.

1. L'abbé de Castries, ancien aumônier de la duchesse de Bourgogne, fut nommé par le Régent à l'archevêché de Tours ; l'abbé d'Estrées à celui de Cambrai ; l'abbé de Caumartin fut nommé à l'évêché de Vannes, et Massillon à celui de Clermont.

2. L'abbé d'Auvergne voyant qu'il ne réussit en rien prend le parti marqué au couplet ci-dessus. (M.)

Année ijxj. 313

Des honneurs de TÉglise, Dit le Régent, hél^s I La seule paillardise Ne vous exclurait pas :

Je ne condamne pas le goût des jansénistes, Je passe les Manons, Mais je ne puis là là ■ Souffrir les gens c...

En très humble posture, Frédéric s'avança ^ Au Dieu de la nature,.

Un placet présenta; Soutenez-moi , Seigneur, contre la tyrannie , D'un parent de mon nom; Tout mon bien il prendra, Même mon abbaye. «

Polignac seconde Le petit Moucheron *, Lui dit : Faut de la Fronde, Nous faire les patrons, Afin d'exterminer le Régent et sa race.

Ainsi que les Bourbons, Puis après tout cela De régner à leur place.

1. Le prince Frédéric, frère de l'abbé d'Auvergne. C'est contre lui qu'il se plaint au Seigneur. (M.)

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