‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 45 sur 155 · I. Le chevalier de Rothelin, colonel du régiment d'Artois · texte numérisé non relu

I. Le chevalier de Rothelin, colonel du régiment d'Artois

112 Clairambauit-Aîaurepas,'

£t pour les secrets appas, Il les Êiut chercher bien bas.

Avec ce goître effroyable, Cet air plat et déhanché, Un esprit sot et bouché, Crois-tu que Ton soit aimable ?

Cursay, des secrets appas , Si de la Carte * en est croyable, Le chemin est large et bas.

Nous pouvons, sans médisance.

Rire un peu de la Poncet *, De son précieux caquet, De son air de suffisance ; Elle a beau peindre son teint.

Il ne prêche qu'abstinence; Tout son barbouillage est vain.

Il faut que la Flamanville' Ait place dans nos chansons.

1. Gendre du duc de la Ferté, dont il prit les armes et le nom avec le titre de marquis.

2. Pierre Poncet, seigneur de la Rivière, président de la cinquième chambre des enquêtes, avait épousé (1699) Jeanne Severt, fille d'un secrétaire du roi près le parlement.

3. Médisante et dont le visage est souvent couvert de gale. £lle a eu pour amant un Espagnol. (M.) Le marquis de Flamanville, lieutenant général, avait épousé (1690) la fille du premier président de la Cour des aides.

Année ijiG. 113

Ses mines et ses façons Enchantent toute la ville.

Malgré sa gale au menton^ Elle a dompté la Castille.

Elle a fait rage du c...

Laissons en paix la Fontaine *, Respectons ses cheveux gris, Quoiqu'elle offre ses débris A qui veut prendre la peine.

Le seul commandeur charmé* De cette Samaritaine, Gratte le gris pommelé.

De ces chansons qu'on publie.

Cessez de craindre les traits,

La Motte; avec tant d'attraits

On peut braver leur folie.

Vos yeux, ces puissants vainqueurs,

Charmeraient même l'envie.

Vos yeux, ces tendres vainqueurs,

Disposent de tous les coeurs.

Si tu veux, muse chagrine.

De ta satirique ardeur, Voir éteindre la fureur.

1. M"»» de la Fontaine-Martel, femme du premier écuyer de la duchesse d'Orléans.

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