‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 44 sur 155 · II · texte numérisé non relu

II

uo Clairambault'-Maurepas.

Jai touché, sans m'émouvoir, Votre lanla. *

Vainement j'ai su vous plaire, Vous n'avez point résisté, Vous m'avez laissé tout faire ; Mais, par malheur, j'ai raté Votre lanla.

Chez moi, Priape inutile.

Manquant dans l'occasion, Amolli, plissé, débile.

Resta dans l'inaction Pour ton lanla.

Belle, puisque c'est un lâche.

Je consens qu'il soit coupé.

Ou que votre main Tarrache ; Vengez- vous; il a trompé Votre lanla.

Mais, ô beauté peu sévère.

Vous révoquez cet arrêt.

Contre ma juste colère.

Quoi I vous prenez l'intérêt De mon lanla.

Si vous voulez que je garde.

Ce malheureux tout perclus , Sur vous encore s'il se darde.

Année l'jiô. m

Non, il ne trompera plus Votre lanla.

L'esprit ayant par avance Goûté les plaisirs du corps, Votre charmante présence N'a pu mouvoir les ressorts De mon lanla.

Par les désirs épuisée , Mon imagination.

Pour aujourd'hui presque usée.

Ne fournirait rien de bon A mon lanla.

Mais, certain de sa conquête, Vous le, re verrez dans peu.

Fier, enflé, levant la tête.

Inonder et mettre en feu Votre lanla.

Cesse de t'en faire accroire Pour quelque éclat de beauté, Cursay; l'on est rebuté Par ta marche et par ton goître; Et pour les secrets appas.

Si Rothelin * l'on doit croire,

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