‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 47 sur 155 · Fleuriau d'Armenonville, évêque d'Orléans. (M · texte numérisé non relu

Fleuriau d'Armenonville, évêque d'Orléans. (M

ii6 Clairamhault^Maurepas.

Chacun d'effroi a pâli Bt continue à se taire.

Quesnel ils ont tous flétri Au gré de la bande noire.

Sans Fentendre ils Tont honni , Leur injustice est notoire.

Leur devoir ils ont trahi Sans disputer la victoire.

Ils ont craint d'un interdit La peine comminatoire.

Leur renom qu'ils ont sali A besoin de décrottoire.

Ce sont de vrais chie-en-lit,

Je crois qu'ils avaient la foire.

Ayant donc si fort failli, N'iront-ils qu'en purgatoire?

Nul n'a fait voir jusqu'ici Repentir satisfactoire.

Quoi I pas un ne s'est dédit?

Trop pesante est leur mâchoire.

Année ijïG. 117

Ils devraient avoir souci De cette importante af&ire.

Ils ont perdu leur crédit :

Osent-ils paraître en chaire ?

On fera de ce récit Une danse balladoire.

Adieu, monsieur, me voici A la fin de mon histoire.

Pour en éviter l'oubli Servez-vous d'une écritoire.

Et gardez ce manuscrit.

Vraiment, ma commère, oui.

Bien serré dans votre armoire. — Vraiment, ma commère, voire, Vraiment, ma commère, oui.

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