Le comte de Toulouse, grand amiral de France
3. D'Aguesseau, devenu chancelier, avait succédé à Voysin comme 'membre du Conseil de régence.
4. Le Régent avait voulu placer Saint-Simon d'abord au Conseil des finances, puis au Conseil du dedans; mais
Année ijij. 197
Près de lui le grand maréchal ^, Dont la perruque est le signal De s>^ qu'il blâme ou applaudit.
Le Tallard, en vieux courtisan*, Voudrait observer le Régent ; Mais il ne voit pas jusqu'à lui.
Ainsi qu'un sanglier couru,
Le gros Bezons, toujours bourru ',
Est du dernier avis qu'on dit.
Saint-Simon refusa. « Il n'y a plus qu'une place qui vous convienne, lui dit-il alors, et qui me convient fort aussi ; c'est que vous soyez du Conseil où je serai, qui sera Je Conseil suprême ou de régence. » Et cette fois Saint- Simon accepta, i. Le maréchal de Vîlleroy.
2. Le maréchal de Tallard, nommé membre du Conseil de régence, n'y fut admis qu'en 1717. « Il mourait à petit feu de n'être rien, dit Saint-Simon, et périssait entre la politique et la rage. Il voulait, disait-il, dans les commencements, porter écrit sur son dos le testament du feu roi,- et il se retira à la Planchette, près Paris, d'où ses inquiétudes et l'ennui le ramenèrent au bout d'un an. Le Régent crut se rallier un groupe de gens considérables en levant l'excommunication civile sous laquelle Tallard gémissait, qui, n'allant presque jamais au Palais-Royal, fut ainsi admis comme tout à coup au Conseil de régence. Sa joie fut si grande qu'elle en parut indécente. {Notés sur^Dangeau.)
3. Jacques de Bezons, maréchal de France, frère de l'archevêque de Bordeaux, avait su gagner les bonnes grâces du Régent. « Il avait pris du goût pour lui ; son air rustre lui paraissait simplicité et franchise ; ses gros