ROUILLÉ ET FOURQUEUX
RÉGENT, en chassant le docteur*.
Chasse aussi son beau-frère'; L'un ivrogne, l'autre voleur.
éclipsèrent les chefs-d'œuvres de notre scène. » Il n'est pas étonnant, après cela, que Rouillé s'affublât du costume d'un docteur de la Comédie italienne.
1. L'auteur de cette épigramme suppose ironiquement que le Régent avait offert à Rouillé les fonctions de garde des sceaux, et il lui prête une réponse en harmonie avec ses habitudes.
2. Depuis que Rouillé avait pris l'habit d'un docteiu* de la Comédie italienne, on l'appelait, par dérision, le docteur,
3. Fourqueux, qui avait profité de ses fonctions à la Chambre de justice pour réaliser des profits illicites. « Le sieur Bourvalais intenta procès contre M. de Fourqueuxt ci-devant procureur général de la Chambre ardente, pour ravoir certains meubles à lui appartenant qu'il soutenait n'avoir été ni vendus, ni compris dans l'arrêt de vente. Cette affaire fut portée au Conseil de régence. Ce ma* gistrat ne fut pas le seul qui profitait du malheur des traitants ; la plupart des juges cherchèrent à s'accommoder de ce que les financiers avaient de trop. » (Mém, de la Régence^
Année l'ji'J» zaj
Tous les deux font la paire.
Le peuple a béni, ce dit-on, La faridondaine, la faridondon, Noailles, qui les a choisis, biribi, A la façon de Barbari, mon ami.
Qui diable t'a donné Rouillé,
Violon de taverne?
Cest donc par ce cerveau brouillé
Que rÉtat se gouverne.
Avec Scapin et Pantalon *.
Il décide du sort d'autrui.
Son beau-frère ne vaut pas mieux,
Il soutient sa naissance ; Car nous avons vu ses aïeux
Clystérisant en France, Et pour l'honneur de sa maison, Il médicamente Paris.
Cest aux dépens de tout l'État
Que s'accroît sa famille, Vous l'avez vu gueux comme un rat,
» Et voyez comme il brille; Il a diamants à foison, La Plenœuf en touche le prix*.