‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 125 sur 147 · LE ROI AU PARLEMENT · texte numérisé non relu

LE ROI AU PARLEMENT

Le roi vint en son Parlement l Pour un sujet bien important, Il s'agissait d'un coup d'État.

Alléluia.

Il fallait faire avec éclat Triompher Rome et Loyola, Il vint donc exprès pour cela.

Son chancelier au bon parti Tout nouvellement converti * Sa rhétorique déploya.

1. Fleury, qui avait préparé par la rétractation du cardinal de Noailles et les sévérités déployées contre la Sorbonne, le triomphe de la bulle Unigenitus, adressa, le 30 août, au Parlement, une déclaration qui obligeait tous les ecclésiastiques du royaume à recevoir purement et simplement la Constitution. Cet envoi fut mal accueilli par les magistrats, et le ministre prévoyant que la déclaration serait rejetée, la fit enregistrer d'autorité dans un lit de justice que le roi alla tenir le 3 avril au Parlement.

2. L'abbé Pucelle, janséniste fougueux, s opposa à l'enregistrement, et fit remarquer que ce qui l'étonnait le plus dans cette affaire, c'était de voir la déclaration soutenue par le chancelier, autrefois adversaire de la bulle. Quantum mutatus ab Mo, dit-il à d'Aguesseau, que 1 on appela dès lors par raillerie le chancelier Mutatus.

&52 Clair ambault-Maurep as.

Messieurs, dit-il aux Sénateurs, Le roi condamne vos lenteurs, Vite, enregistrez donc cela.

Secondez notre bon dessein, Devenez le Sénat romain, C'est un beau nom que celui-là.

On remontra très humblement, Très fortement, très vivement, Puis, après, on enregistra.

Ceux qui se disent compagnons De Jésus que nous adorons Chantèrent tous en ce jour-là.

Vintimille, tout transporté, . Au lieu de Benedicite But sa rasade et s'écria :

Alléluia!

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