‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 126 sur 147 · INFORTUNES DU JUIF DULYS · texte numérisé non relu

INFORTUNES DU JUIF DULYS

Pélissier, Marseille a des chaînes* Bien moins funestes que les tiennes. .

Sous tes fers on est accablé, Sans que jamais rien tranquillise, Quand on les porte on est volé, On est roué quand on les brise.

Admirez combien on estime

1 Les coups d'archet plus que la rime :

Que Voltaire soit assommé 8

1. Le juif Dulys, qui était en intrigue avec la Pélissier, prit une haine contre Francœur, violon de l'Opéra qui était aussi en intrigue avec elle. Dulys lui avait fait présent de cinquante mille livres de diamants sur ce qu'elle lui avait promis de passer en Hollande avec lui; quand il fut sur son départ, elle ne voulut point partir. Lui, piqué de cela, dès qu'il fut en Hollande, chargea un laquais qu'il avait, de venir à Paris et de faire assassiner Francœur, ce qui n'a pas réussi. Mais ce laquais qui s'était mis en œuvre de faire ce que son maître lui avait commandé ayant été pris fut rompu, et Dulys le fut en effigie, (M.). — Le Châtelet ne les avait condamnés qu'à être pendus, mais sur un appel à tninima la Tournelle les condamna à la roue.

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