‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 13 sur 147 · LA JOIE · texte numérisé non relu

LA JOIE

DE

M. DE LA VRILLIERE

Le roi m'a fait cocu dessus mon âme,

J'admire mon bonheur; J'irai bientôt, le tout grâce à ma femme,

Au plus haut point d'honneur.

D'un pareil trait faut-il que je m'attriste ? Je serai ministre, moi, Je serai ministre.

Cocu d'un roi le fait est honorable ,

Peste ! je le sais bien. Un noir chagrin serait très condamnable :

Ce serait fuir le bien.

Je ne veux point de ces honneurs austères,

Je suis La Vrillière, moi, Je suis La Vrillière.

Année 1724* 19

Dans ma famille un chacun a des cornes :

Pourrai-je en refuser ?

Tous mes parents les ont hautes sans bornes;

Moi, sans les mépriser, Si notre roi m'en veut planter cinquante,

Souffrons qu'il les plante, lui, Souffrons qu'il les plante.

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