‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 145 sur 147 · LES DEMELES DES AVOCATS · texte numérisé non relu

LES DEMELES DES AVOCATS

On àte sdurdement, malgré les vœux de l'ordre % , Maraimberg 3 du tableau ; pour causer ce désordre,

i. Cette pièce doit être de l'année 1733. On lit à cette date dans le Journal de Barbier : « Le 4 de ce mois d'août, le fameux P. Girard est -mort dans la maison des jésuites à Dôle. On a répandu qu'il était mort en odeur de sainteté. »

2. « Ce fut vers ce temps que les avocats prirent le titre d'ordre; ils trouvèrent le terme de corps trop commun ; ils répétèrent si souvent Yardre dés avocats, que le public s'y accoutuma, quoiqu'ils ne soient ni un ordre de l'État, ni un ordre militaire, ni un ordre religieux, et que ce mot fût absolument étranger à leur profession. » (VOLTAIRE.)

3. L'avocat Maraimberg avait fait imprimer (nov. 1730) un mémoire en faveur à^ curés d'Orléans, avec la signature de quarante avocats, parrry lesquels treize seulement avaient eu connaissance de • l'jacte> {Somme ce mémoire avait provoqué l'irritation 4e M cour,. il fut question de rayer . Maraimberg du tabjeau, niais. les trois quarts deer avocats se prononcèrent en sa faveur. Alors le bâtonnier sortant, Tartarin, de eortcert avec- Normant et quelques autres, codant au^ jsttggesfà>ùs de Fleuri iaya Maraimberg de son, autorité privée.

Anné& l~3j.. 293

Normant en trahison a surpassé Daunard, Le lâche Tartarin a porté l'étendard ; Si Julien l'Apostat était encore en vie, Un Julien de Prunay lui tiendrait compagnie.

L'aveugle Duhamel faisant le connaisseur A jugé du tableau comme il fait la couleur.

Portail, bien autrement, veutjavoir la victoire Et remporter surtout et l'honneur et la gloire. Depuis longtemps il court après le grand cordon ; Fallait-il l'acheter aux dépens de son nom !

S'il le paye, il est vrai, du prix de sa naissance, Il lui coûtera moins que tout ce que l'on pense ; Son bisaïeul fameux, la lancette à la main, Faisait, sans contredit, trembler le genre humain. Le prince le connaît d'une conduite sage Et l'arrêt du conseil en est le témoignage f .

^yWWN^> rf VWW

A ne plus plaider de la vie Vous vous résoudrez vainement 2 ;

1. Le 7 septembre avait été rendu, par le Parlement, un arrêt qui établissait « que la puissance temporelle est indépendante de toute. autre' puissance, et qu'à elle seule appartenait de contraindre les sujets du roi, et que les ministres de l'Eglise étaient comptables au Parlement, sous l'autorité du monarque, de l'exercice de leur juridiction. Il fut cassé le lendemain par un arrêt du conseil.

3. Au mois d'août, la cour autorisa par arrêt du conseil, nonobstant l'appel comme d'abus interjeté par le procureur général, la publication d'une ordonnance de

a $4 Clairambault-Maurepas.

Sans savoir pourquoi ni comment, Vous reprendrez bientôt l'envie.

^^/wyvvyw^

Dans ma jeunesse Les Cicéfôns du temps, Aidés des Parlements Contre les courtisans, Soutenaient l'innocent, Le peuple et la noblesse.

Aujourd'hui ce n'est plus cela.

Ministre subtil.

Parlement docile, Normaat est facile, Son corps imbécile, Et l'ordre va Canin, caha.

Pauvres avocats de Paris,

Pourquoi changez-vous d'avis * ?

l'archevêque de Paris qui déclarait hérétiques les quarante avocats favorables aux: curés d'Orléans. Les avocats s'atetinrent dès lors de plaider et dix d'entre eux furent exilés, i. Ils reprirent leurs fonctions, au mois de novembre, Lors delà .rentrée du , Parlement « J'ai Vu raison, remarque Barbier, de dire que. le public n'approuverait pas 1» démarche des avocats;- aussi n'ont-ils pas été longtemps sans avoir Je petit couplet .de chanson sur des. airs qui ont été chantés à la foire dernière, à l'Opéra-Comique. » . .

pi^ »■«■■■ — »■■ — « ■■■■ — ■!■■■■■■■ mi ■ i M ^p^ »ii i rtj M -.irir*T^ a^

Croyez- vous que* dans la gloire Fleury voua rétablira? i - - L'on vous en. ratisse, tisse, tisse !

L,'on vous en ratissera.

Page 1