‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 32 sur 147 · LE GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEMENT

Pour roi nous avons un enfant, Pour ministre un prince ignorant Et pour la finance un corsaire, Pour chef de la justice un fat *, Des sots pour conseillers d'État.

Comment faire ?

pensier, veuve de Louis I er . Mais on redoutait des complications plus graves. « On a été surpris, écrivait Marais, au mois de mai, d'apprendre que l'Empereur et le roid'Espagne ont fini entre eux deux, sans tant de façons, toutes les contestations du congrès de Cambrai, et réglé tous leurs différends... Les politiques raisonnent : Est-ce la guerre? Est-ce la paix? et ils n'y voient goutte. Cependant on fait avancer des troupes de tous côtés en Languedoc et sur les frontières de la Catalogne, de l'Espagne, et de la Savoie pour être prit en cas de rupture. » I. Le garde des sceaux, Fleuriau d'Armenon ville.

54 Clairambault-Maurepas.

Ainsi qu'un autre Phaéton>

Plein de faiblesse et d'ignorance,

Nous voyons le duc de Bourbon

Gouverner les peuples de France.

Monté dessus son char de prix 1 ,

Traîné par les quatre Paris,

Son cocher homme malhabile 2 ,

Son postillon pétri de bile 3 ;

De cet attelage maudit

Nous est venu le discrédit

Qui nous jette dans l'indigence.

Quel ténébreux gouvernement !

On dit partout publiquement :

C'est trop peu d'un œil pour la France 4 .

Ami, sais-tu ce que l'on dit ?

La Justice en est désolée ;

i. L'auteur joue plaisamment sur le nom de M me de Prie. Les facéties du même genre ne sont pas rares. (Cf. ci-après, p. 83.)

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