‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 45 sur 147 · M« de Prie. (M · texte numérisé non relu

M« de Prie. (M

3. On entend parler de la cherté du pain pendant les mois de juillet et août 1725. (M.)

4. Le roi à son sacre jure entre autres choses de ne mettre jamais aucun impôt sur le pais. (M.)

72 Clairambault-Mdurepas.

Et, bravant l'infamie en imitant sa mère, Vend jusqu'au déshonneur de sa flamme adultère. Que dis-je ? c'était peu qu'en proie à sa fureur, Elle suivit les pas d'un père sans honneur 1 . Un malheureux rebut des gardes de tes princes 2 Par des maux imprévus accable les provinces; Vil artisan d'impôts, il est seul écouté, Triste choix d'une infâme et d'un prince hébété. Jouissant autrefois d'une heureuse abondance, Le laboureur, charmé, flatté par l'espérance, Ornant avec plaisir ses fertiles guérets, Cultivait en repos les trésors de Cérès.

Ses troupeaux bondissants au milieu de la plaine, Du zéphir amoureux sentaient la douce haleine : Tout croissait à l'envi dans les champs fortunés ; Mais, depuis que des cœurs au crime accoutumés, Augmentant tous les jours la misère publique, Exercent les horreurs d'un peuple tyrannique, Depuis qu'ils ont osé combler tous leurs forfaits Par un subside affreux au milieu de la paix 8 , N'espère plus revoir tes campagnes fertiles.

Déjà le désespoir accourant dans les villes D'un déluge de maux te fait sentir le poids.

Thémis de son Sénat emprunte en vain la voix. Rien ne peut arrêter leur avide licence Et l'on n'écoute point ses sages remontrances.

i. M. Berthelot de Pléneuf. (M.)

Page 1