‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 57 sur 147 · I. L'exil du maréchal de Villeroy, gouverneur du roi. (M · texte numérisé non relu

I. L'exil du maréchal de Villeroy, gouverneur du roi. (M

106 Clairambault-Maurepas.

S*il reste, on en est redevable A sa douceur.

D'un air bénin, Il se voit barrer la barrette *,

D'un air bénin.

Sans montrer ni fiel ni venin, L'obstacle bientôt fait retraite 2 ; Puis il reçoit la sainte emplette

D'un air bénin.

C'est un dévot, Égorge-t-on mille familles,

C'est un dévot.

Il n'en soufflera pas un mot, Livrant sans pain veuves et filles Aux chastes aumônes des drilles.

C'est un dévot.

Tout pour la paix, Quoi que dise et veuille la bulle,

Tout pour la paix.

Si quelqu'un ose dire : Mais !

i. A la chute de M. le Duc, Fleury n'était pas encore cardinal ; le ministre avait intrigué à Rome pour qu'on ne lui envoyât pas la barrette. « Lorsqu'elle arriva, dit Voltaire, Fleury la reçut avec la même simplicité apparente qu'il avait reçu la place de premier ministre, et qu'il dirigea toutes les actions de sa vie. »

2> L'exil de M. le duc de Bourbon. (M.)

Annie 1727. 107

Il fait la guerre à l'incrédule Jusques au fond de sa cellule.

Tout pour la paix.

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