LES TABLEAUX DE TARDIF
Aux jésuites un moribond.
Leur pénitent, avait fait don De maints tableaux de conséquence.
Les héritiers ont intenté
Procès à la Société.
Sur ce, Ton a rendu sentence
Qui les pères a condamné
I. Les Amours des Déesses, ballet, dont les paroles étaient de Fuzelier et la musique de Quinault, fut représenté pour la première fois le 9 août 1729 à l'Académie royale de musique.
2. Tardif, ancien secrétaire du maréchal de Bouffiers, avait formé une riche collection de cent-un tableaux. En mourant, il la légua par testament au noviciat des jésuites. Ses héritiers dépossédés intentèrent à l'institut un procès en captation qui fit grand bruit : « Cela s'est plaidé aux requêtes de l'hôtel avec grand concours de monde, et c'était précisément Aubry, auteur de la consultation des
182 Clairambault-Maurepas.
A mettre en toute diligence Lesdits tableaux en la puissance Des héritiers; point n'en suis étonné ; La loi fait expresse défense De donner turpi per sonna.
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Vous qui, de tous sexagénaires, Savez vous rendre légataires, Escroqueurs, fils de Loyola, Confessez, confessez, mais restez-en là.
Rusés constitutionnaires, Ne soyez donc plus donataires ; Ou Thémis vous étrillera.
Confessez, confessez, mais restez-en là.
avocats, qui plaidait contre les jésuites, et qui avait arrangé les choses de façon que par la cession d'un père à son fils, c'était un père de l'Oratoire qui était partie adverse des jésuites. Hier, 9 de ce mois (août), les jésuites ont perdu leur cause avec dépens. Non seulement on a claqué des mains, mais il y avait à la cause quatre pères jésuites que le public a reconduits dans la cour du Palais au May, avec des huées et une avanie épouvantables, et cela à midi, devant tout le monde qui est dans la grande salle du palais, dans ce temps-ci. » (Journal de Barbier.) — Ce procès figure dans les Causes célèbres de Richer
Année 172g. 183
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