VE LYS DE VERSAILLES
Au château de Versailles,
Un beau lys il y a,
Quelque part où Ton aille,
Rien ne vaut ce lys-là.
Ah ! qu'il est bien planté, O gué, ma commère, Gué, gué, gué, ô gué I
Nuit et jour on le garde Et Ton veille alentour.
Sitôt qu'on le regarde On est blessé d'amour.
Heureux qui peut, ma chère, L'avoir à son côté.
De ce lys tant aimable, Un nouveau rejeton D'une odeur agréable Remplit tout ce canton.
Dès qu'on a- su l'affaire, Tout le monde a chanté
1. Chanson de l'Opéra-Comique sur la naissance de M?* le Dauphin. (M.)
188 Clairambault-Maurepas.
Pour parler sans mystère, C'est un Dauphin charmant Dont le ciel vient de faire A la France un présent.
D'un don si salutaire, Je lui savons bon gré.
On a raison de dire De cet enfant chéri, Que le roi, notre sire, L'a moulé d'après lui; Car l'enfant de Cythère N'est pas si bien tourné.
Tout chacun le révère, Et quoiqu'il soit petit, N'y a que monsieur son père Qui soit plus grand que lui.
Sa santé nous est chère, Que son nom soit chanté.
Mettons tous des couronnes, Chantons des airs joyeux, Vidons toutes nos tonnes Pour en faire des feux.
Faisons la fête entière Et qu'il soit bien trinqué.
O gué, ma commère, Gué, gué, gué, ô gué !
Année 172g* 189