‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 94 sur 147 · LA NAISSANCE DU DAUPHIN · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE DU DAUPHIN

Du prince qui nous est donné,

Célébrons la naissance; D'un siècle pour nous fortuné,

Quel présage à la France!

Elevons nos cœurs et nos voix

Au ciel qui nous dirige % ;

1. Ode chantante, présentée au roi dans l'Hôtel de ville après le souper de Sa Majesté, le .7 septembre 1729, par Martineau de Soleinne, d'Auxerre. (M.)

2. Le roi venait d'assister au 7> Deum t chanté à Notre- Dame en actions de grâces. (M.)

Année iJ2g. 193

Il éternise de nos rois Et la gloire et la tige.

Paris, quand jusque dans ton sein

Ton roi se communique, Et partage du citoyen

L'allégresse publique *, Quelle est ta fortune en ce jour !

Peuple heureux, considère Que, dans son empire, l'amour

Le rend doublement père.

En sa présence, tous les cœurs,

Dans un nouveau lui-même, Disent mieux que vous, doctes sœurs,

Comment il faut qu'on l'aime.

Leur joie éclate en doux transports,

Aux yeux de qui l'inspire ; Et l'emporte sur vos accords, • Et les sons de la lyre.

Louis y lit dans tous les yeux

Qu'un Dauphin vient de naître.

France, va, publie en tous lieux

Qu'il ressemble à ton maître.

Déjà l'Amour aux champs des lys

A tout mis sous les armes ;

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