‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 3)Chapitre 95 sur 147 · I. Sa Majesté n'a cessé d'y paraître -vivement touchée · texte numérisé non relu

I. Sa Majesté n'a cessé d'y paraître -vivement touchée

des preuves que le peuple donnait de sa joie et de son amour pour sa personne. (M.)

i£4 Clairambault-Maurepas.

On prend, dit-il, pour moi le fils D'un roi si plein de charmes.

De vos grottes, nymphes, sortez ;

Accourez sur la Seine; Dansez au brillant des clartés

D'un riant phénomène * :

Ne craignez, sous l'astre qui luit,

Qu'un si beau jour finisse ; Les Français n'auront plus de nuit,

Sous un ciel si propice 1

Mille étrangers dans nos concerts,

Viendraient sur cette rive, Surpasser nos voix dans les airs,

En s'écriant ; Qu'il vive !

Nous vaincraient-ils ? Chantons sans fin :

Vivent le roi, la reine, A qui nous devons le Dauphin

Que l'amour nous amène.

Courons repaître nos regards

Des traits d'un si beau prince.

Qu'au loin le bruit de nos remparts * L'annonce à la province ;

Et que l'écho de tout côté, A la ville, au village,

1. Le feu de l'Hôtel de ville et les illuminations de Paris. (M.)

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