Nompar de Caumont, duc de La Force
3. Louis de Courcillon, abbé de Dangeau, membre de l'Académie française. « Les bagatelles de l'orthographe et de ce qu'on entend par la matière des rudiments, dit Saint-Simon, furent l'occupation et le travail sérieux de toute sa vie. » Il eût voulu être le précepteur du duc de Bourgogne, et se consola difficilement de voir qu'on lui préférait Fénelon. Le bon abbé était quelque peu entaché de pédantisme; il avait parfois des idées bizarres : c'est ainsi qu'il imagina de mettre la chronologie sur des papiers rejoints en forme d'essuie-mains, et de disposer la série des rois de France en forme de jeu de l'oie.
306 Clairambault-Maurepas.
Et des rois de Juda Les généalogies.
— Cet ecclésiastique, Répond son frère aîné i , Est homme méthodique, S'il en fut jamais né.
Pour moi, j'avais acquis quelque gloire au Parnasse. Puis d'un doucereux ton , Ses vers il récita, Et parla de sa race.
Puis la jeune duchesse 2 , Avec tous ses appas, Vint avec allégresse, En tenant Duchallat.
Chacun dit, les voyant assortis l'un à l'autre : Gardez votre union ;
1. Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, frère aîné du précédent, membre de l'Académie française. C'est à lui que l'on doit le précieux journal historique du règne de Louis XIV, contre -partie nécessaire de l'œuvre de Saint-Simon, dans lequel les faits du grand règne sont racontés avec exactitude et précision. Dangeau avait un certain talent poétique ; d'après M m9 de Sévigné, c'était lui qui enseignait à Louis XIV l'art de versifier. Ce fut lui aussi qui rédigea, avec une absolue discrétion, les lettres de Louis XIV à La Vallière, et les réponses de la duchesse au roi> jusqu'au jour où les deux amants s'étant fait réciproquement confidence de leur subterfuge, leur commerce épistolaire prit fin.