‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 5)Chapitre 45 sur 76 · SUR LES JÉSUITES · texte numérisé non relu

SUR LES JÉSUITES

Quoi ! parce que Louis et Constitution

Gisent tous deux sous même tombe, Les jésuites, dit-on, sont dans l'affliction.

Et leur ordre à ce coup succombe.

Du contraire pour moi je me sens convaincu.

Et voici sur quoi je me fonde :

Tout le monde à présent va leur tourner le c.

Ils sont les plus heureux du monde.

Démons, démons, quittez vos fers.

A un souper je vous invite

Année ijiS. lo^

Proserpine, dans les enfere, Vient d'accoucher d'un jésuite.

C'est donc vous, troupe sacrée, Qui en voulez au cœur des rois I D'un vieux cerf après les abois On en donne aux chiens la curée.

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Toi qui crois que malgré Rome

Les ignatiens sont à bas.

Et qui voudrais savoir comme

Ils sortiront d'embarras.

Je crois que cette culbute

Ne les étourdira pas,

Car les dindons dans leurs chutes

Sont de la race des chats.

Des jésuites, dit-on, la ruine est entière.

Chez le Régent ils n'ont aucun accès *.

I. Peu de jours après la mort du roi , quatre jésuites se présentèrent chez le Régent. Philippe les reçut dans son antichambre, leur adressa à peine quelques paroles, et les quitta avec ces mots : « Mes pères, j'ai bien des afifaires; je me recommande à vos prières. »

104 Clairambault'Maurepas,

Je pense d'une autre manière, Et crois qu'ils gagnent leur procès Puisqu'on leur tourne le derrière.

L'idolâtre société De tout temps en monstres féconde.

D'un roi fit sa divinité ; La voilà sans Dieu dans ce monde.

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