‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 5)Chapitre 74 sur 76 · Assemblée. (M · texte numérisé non relu

Assemblée. (M

3. L'abbé Lembert, dit : « Pudet me tamdiu tacuisse ; exterritus fai , veniam peto. » Le cm'é de Saint-Gervais et deux autres l'imitèrent. (M.)

Année ijiS. 149

Ne parut plus tremblante ^ On la vit cette Faculté,

A rhonneur de la France, Parler avec la liberté

Qu'eut Gerson à Constance

Mais de tout ceci que dira

A Rome le saint-père ?

Sans doute il excommuniera

Ces docteurs par colère.

Ne craignons rien. Le Parlement

Qui sait fort bien son thème Par un plus sage jugement

Lèvera Tanathènie.

1. « Il fut arrêté que l'acte d'acceptation de la bulle Unigenitus, qui se trouvait dans les registres, en serait biflfé et rayé comme non véritable dans les termes qu'il y était couché ; enfin qu'on informerait contre l'auteur de la fausseté, qui était le dernier syndic. » (L'ABBÉ Legendre.)

2. Jean Charlier, dit Gerson, célèbre théologien français, fut nommé en 1395 chancelier de l'Université de Paris, et prit une part active aux luttes religieuses de l'époque. Aux conciles de Pise (1409) et de Constance (1414), il soutint énergiquement la doctrine qui plaçait le concile général au-dessus du pape, et essaya de faire condamner l'apologie du meurtre du duc d'Orléans, prononcée par le cordelier Jean Petit.

iÇO Clairamhault'Maurepas,

UESPÉRANCE PUBLIQUE

En vain de nos malheurs bornant le triste cours, Le ciel, plus que jamais attentif à nos jours, Par une ingrate paix, fruit de notre victoire. Croirait rendre imparfaits ses soins et notre gloire. L'abondance (présent le plus digne des dieux), Avec la paix, dit-on, va régner en ces lieux. Uor qu'avait enfoui la plus sanglante guerre Doit renaître bientôt du centre de la terre.

Et nos champs, vrai Pérou désormais à nos. yeux. Vomiront à grands flots ce métal précieux ; Telle est, Damon, telle est la publique espérance. Mais veux-tu là-dessus savoir ce que je pense : Avant qu'on remédie à tous nos maux passés.

Et qu'à ceux dont encore nous sommes menacés, On trouve un infaillible et suprême antidote. On pourra voir la cour redevenir dévote.

Le Régent au destin savoir se résigner.

N'être plus dévoré de l'ardeur de régner, La Beny des Laïs* n'être plus la première, Et ne plus surpasser Babet la bouquetière.

Condé, par le secours de deux regards vainqueurs,

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