‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècle (volume 5)Chapitre 75 sur 76 · I. Célèbre courtisane grecque · texte numérisé non relu

I. Célèbre courtisane grecque

Année ijiS. 151

A sa suite entraîner, captiver tous les cœurs. Conti du grand Conti représenter l'image ; Saint George poursuivant le perfide Hanover * Conquérir en héros le trône d'outre-mer.

Les fils de Loyola, par d'imposteurs sophismes, Cesser de méditer encor de nouveaux schismes. Voysin, Bercy, Pleneuf ', Pontchartrain, Desmarets, En pécheurs repentants confesser leurs forfaits. L'avide d'Argenson employer son office Désormais à des soins plus hauts que la police. Bourvalais, le Normand remis dans leur bureau. Mourir d'une autre main que celle du bourreau. Nos modestes de cour et nos saintes nitouches Aux hommes se montrer sévères et farouches, Gesvres de sa vertu montrant l'effort suprême, Donner à sa maison un véritable Tresmes '.

1. Le chevalier de Saint-George, fils du roi d'Angleterre Jacques II, essaya, mais inutilement, de reconquérir le trône dont la révolution de 1688 avait dépossédé son père. George I" avec qui il lutta était fils du premier électeur de Hanovre, Emest Auguste, et arrière petit-fils, par sa mère, de Jacques I"; un acte du Parlement anglais (1701) , qui limitait aux princes de la ligue protestante le droit d'accession à la couronne, fit de lui le successeur de la reine Anne.

2. L'un des principaux commis du bureau de la guerre sous Voisin. Il avait fait une immense fortune dans les traités de finances et dans les vivres, et craignant d'être contraint à quelque restitution , il s'enfuit à Turin.

3. Le marquiç de Gesvres, fils du duc de Tresmes, avait épousé M°* Mascrani, qui demanda la cassation du mariage pour cause d'impuissance. Cette affaire fit durant plusieurs années un bruit considérable et fut le sujet de

153 Clairambault-'Aîaurepas.

Vlllars, Mallet, la Force ^ apprendre à Tunivers S'ils savent ce que c'est et que prose et que vers. Le nouvel Arlequin', mieux que feu Dominique ' Aux vices de son temps, un jour faire la nique. Le poète sans fard reçu de ses lecteurs, Gil Blas* dans la grand' salle' entouré d'acheteurs.

toutes les conversations, à la^ cour comme à la ville. Enfin , la marquise, lassée du vacanne qu'elle avait involontairement causé, se raccommoda avec son mari.

1. Le maréchal de Villars, le financier Mallet et le duc de la Force étaient membres de l'Académie fi'ançaise ; ils devaient cet honneur à leur position bien plus qu'à leurs talents littéraires. Et cela n'a rien qui puisse surprendre, dans un temps où le duc de Richelieu pouvait entrer à TAcadémie à peine âgé de quinze ans, et lire devant la docte assemblée un Discours de réception, dans lequel les fautes d'orthographe seules étaient son œuvre personnelle.

2. Personnage satirique de la comédie italienne, introduit en France depuis le règne de Henri III, qiii obtenait toujours beaucoup de succès au théâtre de la Foire. Scarron, dans sa Description de la foire Saint-Germain, remarque :

Que ce ridicale Arlequin Est an grand Amuse-coquin.

3. Acteiu- de la Comédie italienne (1640-1688), qui jouait le rôle d'Arlequin. Il obtint ime très grande vogue, et fut souvent appelé à Versailles pour égayer les soirées de la cour.

4. Gil-Blas de Lesage parut en 1715. C'est le chefd'œuvre du roman de mœurs. On y trouve une peinture élégante, spirituelle et variée de l'homme, dans toutes les conditions sociales, qui cache sous des allusions transparentes et des remarques générales, une satire vive et piquante de la société française au commencement du XVIII* siècle.

5. Quelques libraires avaient leurs boutiques dans la grand'salle du Palais de justice.

Année iyi5. 153

Et pour m'envelopper aussi dans la satire, Et prouver encor mieux ce que je viens de dire Moi-même je pourrai de ce vers insensé, Ainsi que Seligny^ me voir récompensé.

I. Commis du bureau de la guerre, accusé de concussion. (Cf. tome II, les pièces sur la Chambre de justice.)

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