La Paris, fameuse courtisane et maq Le curé de
Saînt-Sulpice avait fait ses plaintes à M. Berrier, lieutenant général de police, pour la faire déménager de dessus sa paroisse. (M.)
2. « Sur la fin de l'année dernière florissait M""* Paris, supérieure d'un couvent de filles perdues établi par elle rue de Bagneux, sous la protection du lieutenant de police. Son monastère, où tout Paris a couru et court encore, a été pendant quatre mois le vaudeville de toutes les conversations. Les femmes de la cour et de Paris, ce qu'on
IHI
Année ijSo. 167
Plein du feu voluptueux
Que ce dieu nous prodigue,
Sans cesse des traits amoureux
Nous soufirons la fatigue ;
De jour en jour nouveaux plaisirs
Naissent avec Vaurore ;
La nuit, propice à nos désirs.
Le voit renaître encore.
Nous célébrons tranquillement Notre amoureuse orgie ; Nous immolons tout sentiment Aux douceurs de la vie.
Cest le vrai bien que nous goûtons, La divine prêtresse Nous en donne les leçons, Nous y conduit sans cesse.
Sous le nom du berger troyen Si connu dans Thistoire,
appelle les honnêtes femmes, en parlaient ouvertement et tout le inonde admirait les règles de son institut. Saint- François, Saint-Bernard, Saint-Benoît et Saint-Ignace n'y font œuvre. On peut apercevoir cependant quelques différences entre ces ordres et celui de M™« Paris : ceux-là veulent des novices ; celui-ci n'admet que des professes. Pour réduire la chose au simple, et parler sans figure, M™« Paris tient b... et y a mis un ordre singulier; elle fait effectivement apprendre aux filles qui sont chez elle à lire, à écrire, leur religion, à chanter, danser, etc. ; M. Berrier la soutient et la protège. Il a été du bon air et de mode d'aller chez cette femme cet hiver. » {J^oum» his^ torique de Collé,)
i68 Clair amhauît'^Maurepas.
Notre mère aujourd'hui parvient Au comble de la gloire; Mais elle n'appréhende pas.
Sûre de ses conquêtes, Par quelque nouveau Ménélas De voir troubler ses fêtes.
Sur un sujet aussi touchant, L'épique pourrait plaire; A le célébrer par ses chants Nous invitons Voltaire.
L'esprit affaibli, le cœur vieux, N'ayant plus d'Emilie*, Que pourrait-il faire de mieux Le reste de sa vie ?