‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 126 sur 213 · LYRIQUE SÉRIEUX ET COMIQUE · texte numérisé non relu

LYRIQUE SÉRIEUX ET COMIQUE

Le lyrique est partagé Et par deux chefs dirigé, Voilà la ressemblance^

personnel, deux cent mille livres par an de son contrôle général, et cent-vingt mille livres du produit des sceaux, ce qui fait plus de quatre cent mille livres de rente. » I. A propos de l'Opéra et de l'Opéra-Comique. (M.)

2i6 Clairambauli-Maurepas,

Le comique sagement ^ Uhéroîque plaisamment' Voilà la différence.

Ces spectacles languissants Paraissent convalescents.

Mais du tombeau Tun d'eux sort, L'autre est mourant s'il n'est mort.

Les deux chefs en hommes fins Veulent aller à leurs fins ; Mais l'on voit que par le nez L'un mène, l'autre est mené.

Tous deux, pour plaire au public, Se mettent à l'alambic ; Mais Monet sait ce qu'il fait, Bernage fait ce qu'il sait.

Chacun d'eux fait ce qu'il peut.

Et ne fait pas ce qu'il veut,

1. Jean Monet, auteur et directeur dramatique, avait pris une première fois, en 1743, la direction de l'Opéra- Comique, qu'il fut bientôt obligé d'abandonner. En 1752, il obtint l'agrément du Roi pour le rétablissement de ce théâtre, fermé depuis plusieurs années, et l'exploita avec succès.

2. La ville de Paris avait pris dès le mois d'août 1749 la direction de l'Opéra, qui se trouvait ainsi sous la dépendance du duc de Gesvres, gouverneur de Paris, et surtout du prévôt des marchands Bernage.

Année iy52, 2ij

L'un et l'autre est indigent, L'un d'esprit, l'autre d'argent.

Chacun d'eux est absolu Dans ce qu'il a résolu ; L'un sans conseil est un grec, L'autre un imbécile avec.

L'un et l'autre cependant S'est pourvu d'un confident ; L'un de Rebel prend le ton S L'autre le donne à Rabon*.

Chacun prend soin de loger Son héros ou son berger, Voilà la ressemblance.

Palais de fée à Lucas ', Galatée au galetas.

Voilà la différence.

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