‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 17 sur 213 · Le Dauphin. (M · texte numérisé non relu

Le Dauphin. (M

2. « Le 7 de ce mois (août), le Roi est tombé malade à Metz. Il a eu la fiè^Tc qu'on a d'abord regardée comme

fièvre d'accident et de fatigue Cette fièvre est devenue

fièvre maligne, infiniment dangereuse; du li jusqu'au 14 il a été à toute extrémité et plus de cinq heures sans parole et sans connaissance. La nuit du 14, il arriva un courrier portant la nouvelle que le Roi avait reçu tous les

26 Clairambault^Maurepas.

La douleur fut universelle.

Chacun s'écria plein d'effroi :

Grand Dieu I sauvez notre bon Roi.

L'époux, dans Tardeur qui Fenâamme, Répétait en bon citoyen î Je vous abandonne mçn bien, Seigneur, prenez aussi ma femme ; Mais il criait avec efifi*oî :

Non moins que lui, sa femme tendre Ayant le cœur tout consterné :

L'époux que vous m'avez donné, Seigneur, vous pouvez le reprendre ; Mais, criait-elle avec effroi :

Le nouvelliste qui ne songe Qu'au Roi, qu'à son cruel destin.

Et sur l'Escaut, et sur le Rhin Ne débitait aucun mensonge ; Mais il criait avec effroi ;

Le blanc et le noir^ que rassemble Un même vœu dans un couvent.

sacrements et ordre à la Reine, à M. le Dauphin et à Mesdames de partir sur-le-champ pour Metz auprès du Roi qui avait demandé à les voir. Cette nouvelle a mis Paris dans ime consternation et une alarme qu'on ne peut exprimer. » {Journ. de Barbier^) I. Les moines. (M.)

Année i'j44> ^J

Qui se chamaillent si souvent, Se réunissaient tous ensemble, Pour s'écrier avec effroi :

Suppôts de Quesnel et d'Ignace*, Vous fûtes d'accord, cette fois.

Et Ton vous vit unir vos voix Pour demander la même grâce ; Tous ils criaient avec effroi :

UAcadémie, alors très sage, Ne fît aucun brillant discours ; Son éloquence de nos jours N'éclata jamais davantage, Qu'en s'écriant avec effix)i :

De ses passions favorites, On suspendit les mouvements :

Rabon ^ oublia ses amants Et Maupertuis ' ses satellites, Pour s'écrier avec effroi :

Mon médecin (chose incroyable) Me quitta par dévotion; Et tant qu'il fut en oraison,

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