‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 182 sur 213 · DE VANNÉE LITTÉRAIRE · texte numérisé non relu

DE VANNÉE LITTÉRAIRE

Fréron^ à l'An littéraire

Met son nom et fait fort bien,

Car il paye pour le faire ;

Mais des enfants d'un tel père, Si chacun reprenait le sien, Monsieur Fréron n'aurait plus rien.

C'est donc à tort qu'on le blâme D'être mordant comme un chien ; Il peut faire une épigramme, Mais demandez-le à sa femme.

I. Élie Fréron, célèbre critique et journaliste (1719- 1776), avait fondé, en 1754, l'Année littéraire, qu'il continua durant vingt-deux ans, et dans laquelle il se montra l'adversaire constant du parti encyclopédique et surtout de Voltaire.

3i6 Clairamhault'-Maurtpas.

II est logé comme un prince Et doit je ne sais combien ; J*ai bien peur qu'on ne le pince. Car son crédit est si mince.

Ainsi malgré l'étalage De ses talents, de son bien Et de son noble compérage ^ Tant enfants, meubles, qu'ouvrage.

Si chacun reprenait le sien.

Monsieur Fréron n'aurait plus rien.

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