‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 34 sur 213 · UN TENDRE DUO · texte numérisé non relu

UN TENDRE DUO

Pleine de courroux, La reine d'Hongrie Dit à son époux :

Je suis bien maigrie ;

I. Dialogue entre le grand-duc et la reine de Hongrie au sujet du mauvais succès de ses armes. (M.)

6o Clairambault'Maurepas.

Morguienne de vous Quel homme, quel homme; Morguienne de vous Quel homme êtes-vous !

Ma ceinture au mieux Était élargie; Et d'un quart ou deux, Elle est rétrécie;

Tout est entre nous.

Dans notre ménage, Sens dessus, dessous Je suis au pillage.

Dans mes hauts États, La Prusse fait tapage Dans mes bas États, La France fait rage.

Quoi I Ton m'ôtera Jusqu'à ma quenouille ?

Sans que pour cela Votre Altesse grouille ;

J'aurai de plein saut Cru prendre l'Alsace, Et je n'ai tantôt Plus qu'une besace,

Année ij45. 6i

Frère Charle à tout Ne peut faire tête, Frère George à bout Renonce à la quête

Mettez ordre à cela Grand-duc de Toscane, Sinon d'un pacha Je deviens la sultane.

Madame à monsieur Chante ainsi la gamme ; Monsieur en fureur Répond à madame :

Fussions-nous déjà Vous et moi sans terre î Car en ce cas-là Nous serions sans guerre;

Je ne fais qu'un vœu Pour vivre en ce monde, Bon lit et bon feu, Une paix profonde,

Charle a ses dessins,

George a ses promesses :

Battez-leur des mains,

Je m'en bats les fesses ; VII, 6

62 Clairamhautt''Maurepas.

Un tendre duo Termina la fête; Duo que Técho En tout lieu répète :

Morguienne de vous, Quel homme, quelle femme, Morguienne de vous Quel homme êtes-vous ?

LA

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