‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 69 sur 213 · Astruc, célèbre médecin. (M · texte numérisé non relu

Astruc, célèbre médecin. (M

Année IJ48, 113

Un vieux pédant *, du beau monde proscrit,

Était patron de ce bordel d'esprit.

A sa bergère il s'écriait : Ma Flore,

Assurément qui vous voit vous adore.

Puis on parla des opéras nouveaux,

Si bien écrits, si naturels, si beaux.

En vérité, dit-elle, c'est dommage

Que Marivaux n'ait complété l'ouvrage

De ce divin Paysan parvenu :

Mais à propos, madame, avez-vous vu

Catilina^j fait à perte d'haleine

En vingt années et sept actes à peine ?

Que du Méchant * le nœud est bien trouvé !

Que d'intérêt ; j'ai surtout approuvé

Ce procureur nécessaire à la pièce,

Interdisant les sept sages de Grèce.

Savez-vous bien qu'on aura cet hiver

Un nouveau chant du sublime Vert-Vert f

Chacun parlait sans écouter personne ;

Un cliquetis de cigales résonne

Moins aigiement que le babil outré

Des assesseurs de ce bureau lettré.

Enfin, lassé d'aventures pareilles, '

Je laissai là Paris et ses mei*veilles.

De mon château le chemin je repris.

Bien loin des sots, qui font les beaux esprits.

1. Pièce de Crébillon à laquelle il travaille depuis plus de vingt ans. (M.)

2. Comédie de Gresset représentée au mois de décembre dernier. (M.)

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