‹ Chansonnier historique du XVIIIe siècleChapitre 88 sur 213 · LA DISGRACE DE MAUREPAS · texte numérisé non relu

LA DISGRACE DE MAUREPAS

Adieu donc, cher Maurepas !

Vous voilà dans de beaux draps Il feut partir tout à Theure, Pour Bourges, votre demeure * ; Lampons, lampons, Camarades, lampons.

Quel malheur que Chauvelin ^ Votre ami tendre et bénin *, Ne soit plus en cette ville ; Vous auriez fait domicile.

t. Maurepas fut victime de la haine qu'il avait vouée à ^me ^Q Pompadour. La marquise, à force d'obsessions, obtint du Roi le renvoi d'un ministre qu'il aimait, malgré ses défauts : ce fut le quatrain fameux que nous avons déjà cité (Cf. Préface, p. LXV) qui provoqua cette disgrâce en portant à son comble l'irritation de la favorite. Louis XV exila Maurepas à Bourges, le 23 avril.

2. Ce fut M. le comte d'Argenson, ministre de la guerre, qui lui remit la lettre du Roi qui le reléguait à Bourges. (M.)

3. M. de Chauvelin, lors de sa di^âce, fut aussi exilé à Bourges. (M.)

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