BOUQUET A MADAME DE POMPADOUR
L'amour, entouré de ris, Jouait avec la pomme accordée à sa mère
1. 4c M. ^Coffin a été enterré le soir, parce que le curé de Saint-Etienne, bon moliniste, n'a pas voulu, dit-on, dire une messe sur son corps ; on Ta présenté à Saint- Etienne et on l'a ramené à la chapelle de Saint-Jean de Beauvais, où il a été enterré en grande pompe. » (yourn. de Barbier^
2. Si M"'e de Pompadour trouvait dans la plupart des courtisans des ennemis toujours prêts à railler son origine
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Par l'équitable Paris ;
Sa main fatale et légère La jetait, l'attrapait, la rejetait en l'air; Quand tout à coup l'oiseau qui porte le tonnerre S'élance, la saisit, et fuit comme un éclair. L'Amour désespéré parcourt toute la terre,
Vénus ne l'aimera jamais Qu'il n'ait trouvé le prix qu'obtinrent ses attraits.
L'aigle, planant sur nos rivages, L'avait laissé tomber dans ces riants bocages
Où nos Rois ont fixé leur cour.
Un héros parcourant cet auguste séjour La voit et lit ces mots : A la plus belle.
Cette pomme, dit-il, regarde Pompadour.
Il la lui porte devant elle.
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Ainsi donc vous réunissez Tous les arts, tous les goûts, tous les talents de plaire;
Pompadour, vous embellissez
La Cour, le Parnasse et; Cythère.
Charme de tous les cœurs, trésor d'un seul mortel.
Qu'un sort si beau soit éternel !
Que vos jours précieux soient marqués par des fêtes; Que la paix dans nos champs revienne avec Louis,
bourgeoise, son manque de distinction, son langage et ses manières, elle était plus heureuse auprès des gens de lettres, qu'elle protégeait avec une intelligente bienveillance.
Année ij49* ^5*
Soyez tous deux sans ennemis,
Et tous deux gardez vos conquêtes*.
Moins ambitieuse et plus belle
Que Diane et que Gabrielle, O vous qui conservez au milieu de la cour
Un cœur à l'amitié fidèle ;
Apprenez qu'on a vu l'Amour
Effacer d'un coup de son aile Les chiffres qui paraient cet antique séjour ^ : D'une main il formait une chaîne éternelle, Et de l'autre il gravait le nom de Pompadour,
I. Ce madrigal est de Voltaire. « M"* de Pompadour est non seulement jeune et belle, mais elle a tous les talents imaginables. Elle joue la comédie parfaitement bien, ce qui fait qu'à Versailles, le Roi, Mesdames, des dames et des seigneurs de la cour représentent souvent des comédies. C'est à ce sujet que Voltaire a voulu s'égayer pour complimenter M"* de Pompadour. Ces vers, présentés au Roi et à la cour de la favorite, ont d'abord paru charmants. Tout y brille pour M""» de Pompadour. La réflexion a ensuite fait apercevoir bien de la liberté et peu de décence. » (yourn. de Barbier.) — Il est dit à ce propos dans une note des Œuvres de Voltaire (édit. Renouard), que « Mesdames filles du Roi furent indignées de la comparaison des conquêtes du Roi dans ses premières campagnes avec la conquête du cœur de sa mattresse. Elles persuadèrent au Roi qu'il ne pouvait laisser imprimer ces vers scandaleux et l'exil de Voltaire fut signé. »
• 2. Le palais de Versailles. (M.)
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