‹ ChansonsChapitre 13 sur 216 · DIEU FAIT LES FLEURS · texte numérisé non relu

DIEU FAIT LES FLEURS

Air de l'Anonyme. — i,

C'est jour de fête et je viens, jeune fille,

Heureux d'avoir une rose à t'offrir ;

Vite , prends-la : — tu souris , elle brille î

Entre mes doigts elle allait se flétrir.

Je rassemblais quelques strophes choisies.

Quand j'ai songé que nos chants étaient verts :

Auprès des fleurs que sont nos poésies ?

— Dieu fait les fleurs et l'homme fait les vers, {bis.)

Rien n'est plus beau que les fleurs en ce monde ; Le ciel a seul de plus riches couleurs : En y posant son aile vagabonde, Le papillon semble jaloux des fleurs.

Elles ont tout : gnice, essence, harmonie. Et le poète a même ses travers Lorsque ses chants ont l'éclat du génie : Dieu fait les fleurs et l'homme fait les vers.

Femme, humble fleur qui croissez sur la terre Pour embaumer la route sous nos pas.

Qui nous donnez une épouse, une mère.

Et le bonheur... s'il existe ici-bas!

Au sein de Dieu vous puisez votre flamme : Celui qui doute aux longs jours de revers. Revoit le ciel dans l'amour de votre âme ! Dieu fait les fleurs et l'homme fiiit les vers.

Qu'un astronome, un savant, un poëte, Fier d'agiter son livre ou son compas, Vienne me dire, en relevant la tète :

" Vois — et comprends que Dieu n'existe pas. t — Moi, je réponds : Mon front sait peu de choses. Mais pour mon cœur cent livres sont ouverts ; J'y lis d'où vient le doux parfum des roses : Dieu fait les fleurs et l'homme fait les vers.

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