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LES SOLDATS DE L'INDUSTRIE

Mfçr le duc de Brabant croit lermcment , cl avec raison selon nous , que les progrès énormes faits depuis 1830 par la Belgique dans la voie de la prospérité matérielle , ne la dispensent pas de suivre l'exemple des autres peuples nos voisins, sans cesse occupés à créer des débouchés nouveaux à leur activité croissante. Les marchés que nous avons jusqu'ici trouvés à nos portes vont se rétrécissant chaque jour : nous trouvons maintenant des concurrents où nous ne comptions jadis que des consommateurs. Faut-il, dans cet élat de choses, rester inaclif» et attendre, pour nous décider, que nos rivaux aient pris possession de tous les marchés de l'Orient et du ^ouvcau-Monde ?

Séance du Sénat, i7 février I8ti0 (Indépendance).

Air (fe nia vigne. — 88.

L'océan caresse nos bords; Notre sol produit des trésors; L'usine , au moteur énergique , Chante auprès du chemin de fer; De ses travaux le peuple est fier :

Courage, enfants de la Belgique!

Vieux , nous resterons au sillon ; Partez sous notre pavillon.

Ecoutez une voix chérie :

— Aux richesses du genre humain , La mer offre un vaste chemin ; Ouvrez le monde {bis) à la patrie , Jeunes soldats {bis) de l'industrie.

Quoi ! nous laisserions enfouis Les dons précieux du pays...

Belges, marchons; l'Europe marche.

Nos ports (»nt de bons matelots ;

Dieu semble dans le bruit des flots Nous crier de construire une arche.

Pavoisons de nos trois couleurs La marine des travailleurs.

Ecoutez une voix chérie :

— Aux richesses, etc.

Dans l'histoire des anciens temps , Je vois passer, drapeaux flottants , Les nombreux vaisseaux de la Flandre.

De cette opulente grandeur, Nous pouvons voter la splendeur D'où nos aïeux ont dû descendre.

Un peuple est-il déshérité S'il possède la liberté ?

Ecoutez une voix chérie :

— Aux richesses, etc.

Pour atteindre aux bords étrangers.

L'océan est plein de dangers , Vous dira sans doute une mère.

Mais , pour extraire nos produits , Nos ouvriers, au fond du puits.

Sont-ils sûrs de sortir de terre?

Gloire au marin, gloire au mnieur Qui sont toujours au champ d'honneur.

Ecoutez une voix chérie :

— Aux richesses, etc.

Au-dessus des voix des partis , Faisons résonner nos outils.

Mais, après des luttes splendides, Puisque sa vie est un combat ,

L'ouvrier comme le soldat A droit au pain des invalides.

C'est le budget de l'avenir Que les nations vont bénir.

Ecoutez une voix chérie :

— Aux richesses du genre humain , La mer offre un vaste chemin ; Ouvrez le monde (bis) à la patrie , Jeunes soldats {bis) de l'industrie.

Février 1860.

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