‹ ChansonsChapitre 164 sur 216 · AU PEINTRE HENRI DAURIAC, D ANVERS · texte numérisé non relu

AU PEINTRE HENRI DAURIAC, D ANVERS

Air : Fv.ut d' la vertu, pas trop 7iV/i faut. — 62.

Ne le dis pas , c'est un secret :

Je suis tout fier de mon portrait.

Ce portrait me métamorphose ; Car , bien qu'il soit très-ressemblant , J'ai presque l'air de quelque chose , Mon ami , grâce à ton talent.

Ne le dis pas , etc.

En restant simple et réaliste.

Comment donc m'as-tu transformé ?

D'un rayon de ton cœur d'artiste Ce tableau me semble animé.

Ne le dis pas , etc.

Dès noire rencontre i)remière Tu me parus bien hasardeux :

Je m'éclairai de ta lumière :

Tu montras de l'esprit pour deux.

Ne le dis ]) is , ttc.

C'est à Bruxelles , cûie ù cO>te , Qu'après avoir manqué le traiii,

Nous allâmes , à table (riiote , Nous consoler le verre en main.

•Ne le dis pas , etc.

Au bout d une heure , chose étranîic Lamitié fut notre échanson ; Et nous convînmes d'un échange :

Un portrait pour une chanson.

Ne le dis pas ,

Quand ma muse qui segosille Est impuissante à te payer , Ton œuvre obtient dans ma famille La -place d'honneur au foyer.

Ne le dis pas , etc.

Tes amis vont , dans leur franchise , Bien que ton cœur seul ait péché , Dire , en voyant ma marchandise :

Peut-on faire un pareil marché ?

Ne le dis pas , etc.

Une moralité fort sage Ressort pourtant de ce refrain :

C'est que le peintre qui voyage Ne doit jamais manquer le train.

Ne le dis pas , c'est un secret :

Je suis tout fier de mon portrait.

Février isgô.

Page 1