‹ ChansonsChapitre 18 sur 216 · L'ANNIVERSAIRE · texte numérisé non relu

L'ANNIVERSAIRE

Air de r Anonyme. — i

C'est aujourd'hui le doux anniversaire

Où vingt bouquets pour toi vont se former.

Puis-je chanter cette époque si chère ?

Pour être époux , dois-je rougir d'aimer (

De peu d'auteurs je suis ici l'émule ;

Chanter sa femme , oh ! c'est presqu'un travers

L'amour jamais ne craint le ridicule :

Il m'est si doux de t'adresser des vers.

J'ai cru longtemps une douce chimère Ce bonheur vrai qui nous fuit trop souvent ; Mais je comprends aujourd'hui qu'une mère Peut voir le ciel dans les yeux d'un enfant. Aux orgueilleux qui doutent dans nos fanges Montre ta fille : aussitôt les pervers . Ne n iront plus l'existence des anges.

Il mest si doux de t'adresser des vers.

Cent fois heureux Tliomme simple et tranquille A qui l'amour verse à flots ses trésors : Tout est bonheur dans son riant asile : Malheur à lui s'il le cherche au dehors ! Il pousse en vain sa course vagabonde.

Sans l'amour pur tous les lieux sont déserts : Mon humble toit , pour moi , voilà le monde ! Il m'est si doux de t'adresser des vers.

Octohir 1844.

Page 1