AUX FRERES D'ARMES DE L'EMPIRE
COUPLETS
chantes à la Société des Fnres daimes de rEmpirc, établie à Mens le 22 juiD i8(S, jour de son installation.
Air de la Brahançon'ne. — ic.
Unissez-vous , preux que j'admire ; La gloire a confondu vos rangs : — Vous êtes soldats de l'Empire :
Quels titres vous semblent plus grands ? Débris dune invincible armée, Vous fléchiriez, sans Tunion, Sous le poids de sa renommée.
Vieux soldats de Napoléon !
Pour abattre l'aigle si lîère, L'Europe allait tambour battant ; Et, pour vaincre TEurope entière.
Conscrits , vous partiez en chantant !
Quand la mort planait sur vos tètes.
Vous chantiez du bruit du canon :
Les batailles, c'étaient vos fêtes.
Vieux soldats de Napoléon !
Ardents acteurs de l'épopée Que partout le Corse indompté, Du fer de sa puissante épée, Burina pour réternit»'» î
Quel liéros fut à votre taille !
Vous aviez, aux jours d'action, Le monde pour champ de bataille.
Vieux soldats de Napoléon !
Combattre au soleil d'Algérie Est le rêve de nos soldats.
Quelques-uns ont vu la patrie Leur crier : Portez-y vos pas !
— A vos beaux fastes militaires Ceux-là surent joindre leur nom :
Vos fils sont dignes de leurs pères, Vieux soldats de Napoléon !
Vieux braves, mêlez quelques larmes A vos épancliements si doux ; Combien de vos compagnons d'armes Déjà ne sont plus parmi vous !
Qu'ils vivent dans votre mémoire.
Que vos cœurs soient leur Panthéon Ces morts vous ont légué leur gloire.
Vieux soldats de Napoléon î