AOUT
Air de la Sentinelle. — 31.
Qu ai-je entendu ? Des journaux allemands Graves échos de basses infamies, Pour diviser les Wallons, les Flamands, En font soudain deux races ennemies.
Aristarques aux cheveux blonds , Qua vos yeux la vérité brille :
Sachez-le bien : Flamands, Wallons, Ce ne sont là que des prénoms ; Belge est notre nom de famille.
De famille !
Quoi ! des écrits publiés contre nous Sont-ils venus des penseurs d'Allemagne ? Sous vos tyrans , Allemands , garde à vous ! Plus de Pologne... et voyez la Romagne !
Partout de par vos rois félons,
C'est la liberté qu'on fusille !
Sachez-le bien, etc.
A notre sol vous faites le procès Parce qu'il touche au sol de l'espérance. Ne pouvons-nous, sans devenir Français, Tourner les yeux du coté de la France?
Pour les peuples de tous les noms Un foyer de lumière y brille !
Sachez-le bien, etc.
Flamands, Wallons, en secouant les fers Dont les chargeait un prince aux mains ridées. Ont su traduire en langages divers Les mêmes lois et les mêmes idées :
Sur la liste des nations Un nom de plus se grave et brille.
Sachez-le bien, etc.
Nous désunir ! — moralement d'abord , —
Y sonsre-t-on au delà de Coloûne ?
0 mon pays, les potentats du Nord
Voudraient-ils donc faire une autre Pologne ? Halte-là ! sur nos bataillons Le même étendard flotte et brille !
Sachez-le bien, etc.
Pour agrandir quelques vastes États , Si contre nous Ion brûlait une amorce , Flamands, Wallons, nous serions tous soldats Au cri sacré : Uunion fait la force !
Qui de nous craindrait les canons ?
Dans les cieux la liberté brille !
Sachez-le bien : Flamands, Wallons,
Ce ne sont là que des prénoms ;
Belge est notre nom de famille.
De famille !
ni —