‹ ChansonsChapitre 53 sur 216 · COUPLETS A M. F,-G. LEMERCIER · texte numérisé non relu

COUPLETS A M. F,-G. LEMERCIER

après avoir vu J'uii dos modèles d'anatumic plastique du docleur Auzoux (I). Air du Dieu des bonnes gens. — i4.

Au seul aspect du modèle du maître Où le mortel se voit et se comprend, Letonnement s'empara de mon être :

A mon esprit Thomme apparut plus grand. L'orgueil alors en moi , chétif atome , Fit pénétrer sa parole de feu, En me disant : — Regarde combien l'homme Peut s'approcher de Dieu ! {lns.\

Mais la raison en mon àme insensée.

Cria soudain à l'orgueil enivrant :

" Voilà le moule ! où donc est la pensée l •• Et , s'il se peut , Dieu me parut plus grand î Puis, bénissant sa puissance infinie.

Le front courbé, je compris en ce lieu Tout le néant des œuvres de génie Devant l'œuvre de Dieu !

Janvier 1847,

(1) (iràce aux admirables modèlos du docleur Au/oux, ainsi (|u"aux inloressanles Icrons de M. Ictiiercier, son élève et son di?iie inter|)rrte, riiomme du momie, en tiuit séances seulement, peut voir et s'expliquer le mécanisme du corps humain dans son ensemble et dans ses principaux détails.

Au dire des hommes spéciaux , ces modèles reproduisent avec la plus exacte lidélité tous les ressorts par lesquels nous pouvons a?ir.

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