ET A. MARULAZ
venus de Cambrai pour niR voir avec mon ami AUGUSTE PlOT , qui leur avait dit mes chansons.
Air : Échos des bois errants dans ces talions. — 2g.
Echo puissant de mes timides sons,
La voix d'Auguste est d'un prestige immense
A des Français il a dit mes chansons,
Et pour me voir ils sont venus de France î
S'ils m'ont trouvé pour me tendre la main,
C'est qu'un ami les guidait en chemin.
{ [bi^-)
Pour me grandir, au plus faible couplet, Il aura mis un rayon de son âme.
L'artiste alors m'entourait d'un reflet Qu'on aura pris de loin pour une flamme. Vous qui veniez pour me tendre la main , Sa voix en cor vous charmait en chemin.
On voit la mousse aux vins les plus brûlants ,
Mousse aux flots purs qu'avec peine on apaise ;
Ainsi le cœur a les plus chauds élans
Sous le léger de la gaîté française.
Un ami parle , et pour m'offrir la main ,
De bons Français le suivent en chemin.
Sans hésiter j'acceptai tant d'honneur.
A mon orgueil au moins n'allez pas croire !
Vous m'apportiez la gloire et le bonheur : J étais htureux : je n'ai point vu la gloira ! Il me semblait rencontrer en chemin D'anciens amis qui me prenaient la main.
Non , ce n'est pas l'orgueil qui m'animait ! "Vous arriviez de la France si chère.
Je sais combien mon vieux père l'aimait : Si vous saviez combien j'aimais mon père ! Du haut des cieux, il guidait en chemin Ces bons Français qui m'ont tendu la main.
A ces amis dans mon àme , avec feu ,
Je veux garder un souvenir suprême :
Point n'ai besoin qu'on m'admire, ù mon Dieu !
Mais , o mon Dieu ! j'ai besoin que l'on m'aime !
S'ils m'ont trouvé pour me tendre la main,
C'est que leur cœur les guidait en chemin.
Décembre 184P.
COUPLETS
clmnlos ail Itanquet offert à l'auleur, à Mon^, le 20 mai 18^0.
Air : En amour comme en amitid. — 44.
Je viens masseoir à ce banquet nouveau :
Il m est offert dans ma cité chérie.
Ma mère vint y poser mon berceau :
Je n'ai jamais connu d'autre patrie.
Jugez pour moi combien ce jour est doux :
Vous m'appelez ! — Mon cœur bat , mon œil brille ,
Car en ces lieux je me crois en famille :
Je suis heureux de chanter avec vous, {bis.)
Nul parmi vous ne m'accueille à demi
A cette fête où ma joie est immense,
( )ù dans chacun je rencontre un ami ,
Et dans plusieurs un compagnon d'enfanc(».
L'émotion ici plane sur nous.
Car nous avons , nous que le sort rassemble ,
Aimé, souffert, espéré tous ensemble :
Je suis heureux de chanter avec vous.
Un verre, amis, un verre à l'ouvrier : Chacun ici voudra vider son verre.
Couvrons d'honneur Thonnète tablier :
Moi, je suis fier de celui de mon père !
Les ouvriers par moi vous chantent tous : Ils ont au cœur un orgueil légitime Quand à l'un deux vous montrez tant d'estime Je suis heureux de chanter avec vous.
19 mat 1850.